Ubu Club

Rennes

Photo 1 Ubu Club

De Leny Krawitz à Daft Punk, la petite salle de l’Ubu voit défiler depuis plus de trente ans, et souvent avec un train d’avance, les grosses cylindrées des musiques actuelles. « Qui a été à l’Ubu… ira à l’Ubu » : le dicton ferait un effet bœuf sur les tee-shirts rennais.

Avec son bar à bâbord, et sa scène à tribord (à moins que ce ne soit l’inverse), l’Ubu club fait bien les choses depuis 1987. Pour la petite anecdote, la petite maison rock adossée à l’écrin noir du Théâtre National de Bretagne, en plein centre ville, était jadis… une garderie d’enfants. Turbulents, certainement les enfants, qui, quelques années plus tard, vinrent vivre leur crise d’adulescence dans le temple des musiques actuelles.

La recette de l’Ubu, le programmateur Jean-Louis Brossard (par ailleurs pilote des illustres TransMusicales) la résume en une poignée de mots : « l’Ubu, au début, c’était systématiquement trois lives par semaine, des premières parties traitées avec le même respect que les têtes d’affiche ; surtout, la salle avait sa propre équipe de techniciens. L’Ubu est longtemps restée un modèle unique en France, en dehors de quelques adresses parisiennes. » La formule club est toujours aussi efficace aujourd’hui : avec ses 450 places et ses petits gradins disposés en cercle intimiste autour de la scène, l’Ubu club propose 80 dates par an, réparties entre la programmation de l’Association TransMusicales et les nombreuses associations locales). Ce faisant, elle invite le public rennais à développer son don d’ubiquité, aux quatre coins du globe et des tendances musicales en même temps. Au fait l’Ubu doit son petit nom palindrome à un célèbre élève du lycée d’en face : Alfred Jarry. « Vive le club Mad ! », n’aurait-il pas manqué de s’exclamer.

Infos et programmation sur le site de l'ATM