Fest-Noz / Fest-Deiz

La vie en noz

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Pas besoin de s’appeler Nostradamus pour le deviner : figurant à la rubrique signe particulier, sur la carte d’identité de la Bretagne, les festou-noz animent les soirées bretonnes depuis la nuit des temps. Plus qu’un bal, un bol d’airs musicaux et dansants. Sans oublier le chouchenn.

Il y a les marins qui vivent au rythme de la marée haute et de la marée basse. L’homme de la rue, qui règle ses journées au fil du jour et de la nuit. Avec le fest-deiz et le fest-noz, les Bretons pourraient très bien se passer de montre, d’autant qu’une fois entrés dans la ronde, le temps n’a plus pour eux aucune importance. Pour le touriste, le fest-noz est la meilleure façon de rentrer de plein pied dans la geste bretonne. Certes, les sabots ne claquent plus sur le sol et les fléaux ne battent plus ni le blé, ni la mesure, mais la fête traditionnelle conserve aujourd’hui sa cote de popularité.

Le plinn, un bon remède contre le spleen

Le plinn est toujours in, et on gigote encore sur la gavotte. Ne vous étonnez donc pas si pour votre premier fest-noz, vous voyez les danseurs se tenir par le petit doigt. Il ne s’agit pas d’un code aristocratique ou franc-maçon, mais du souvenir d’une époque où l’église avait proscrit les chorégraphies kof à kof (ventre à ventre). Ruraux par excellence, les fest-noz ont progressivement gagné les centres urbains, et pour les citadins, le dilemme entre sortir en boîte d’ennui ou au fest-noz ne dure que quelques secondes.

Bien dans son époque, ce dernier sait être cybernétique et rester jeune, à l’image du festival Yaouank qui à Rennes, organise le plus grand fest-noz du monde. Du simple joueur de bagad au Johnny Bigoud rock’n’roll, les musiciens glissent sur toutes les tendances musicales. Une légende raconte même qu’un orchestre traditionnel aurait repris la bande originale de Star Wars. La fameuse Revanche des Celtes, euh des Siths…

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