Robin Foster

Une bouteille de parfum à la mer

Photo 1 Robin Foster

Révélé par une publicité pour une célèbre marque de parfum, le beau gosse Robin Foster vaut bien mieux que cette odeur de sainteté éphémère et futile. Mais peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse du rock !

De Manchester au Finistère, et du berceau de la pop anglaise aux tonnelles de Brest, c’est un drôle d’itinéraire que nous convie à emprunter Robin Foster. Atterri dans le Finistère dans le cadre de ses études universitaires, le britannique ne pensait sans doute pas rester en rade à la pointe du Raz, mais c’était sans compter sur la musique, qui ne tardera pas à le rattraper. « La fin du monde » comme on l’appelle parfois ici, marquera donc le début d’une nouvelle et très belle aventure : premier groupe, et première expérience concluante avec Beth ; puis les quelques gouttes de parfum Hugo Boss distilleront sa musique aux quatre coins du globe, donc. Sous son nom, Robin Foster sort deux albums : Life is elsewhere en 2008, et Where do we go from here ? en 2011. Une œuvre « happy sad », mi instrumentale, mi chantée, dans laquelle Robin Foster peut clamer haut et fort son amour partagé à parts égales entre Morrissey et Enio Morricone. Porté par des murs du son dignes de Radiohead et par la voix de Dave Penn (Archive), son talent éclatait au grand jour des dernières TransMusicales de Rennes. L’un des meilleurs groupes de Manchester se trouve en Bretagne, quoi de plus normal ?