Bikini Machine

Un groupe qu'a le son

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Est-ce parce qu’il s’agit d’un groupe à string guitars que Bikini machine s’appelle Bikini machine ? Toujours est-il que la formation née en 2001 sur les cendres d’une autre légende rennaise nommée Skippies, met régulièrement la capitale rennaise sens dessus… dessous.

Bikini… Brésilien ? Ou plutôt Breizhilien, le combo rock sixties ascendant garage ayant toujours sévi à Rennes, et ce depuis les années Skippies. Comme pour beaucoup d’agités du local, le groupe fondé en 2001 doit une fière chandelle aux Transmusicales. Flairant le talent, le festival les prendra dès la sortie du berceau, sans album mais maniant le micro aussi bien que le biberon. Un premier essai concluant au point de continuer à tirer des plans sur la comète pour Bikini machine, qui suivra d’ailleurs l’incontournable exocet à sept rennais pour une tournée exotique sur l’île de la Réunion.

 La machine à lever les foules

 En 2003, toujours sans galettes de vinyle à revendiquer, Bikini machine bluffe son petit monde lors du festival des Vieilles charrues. Un groupe scénique, chacun l’aura compris, lequel pense malgré tout à immortaliser tout cela dans un premier album baptisé An introduction to Bikini. S’en suit un hommage à Jacques Dutronc, histoire de réaffirmer un goût prononcé pour l’esprit crac boum hue yé-yé du serial crooner. Que voulez-vous, quand certains ont des oursins dans les poches, d’autres prennent leur pied à s’asseoir sur des cactus…

En 2005, lors d’épiques Transmusicales chinoises, le groupe confirme qu’il est une machine à lever les foules haut de gamme, et le programme montera en température jusqu’à Daily music cooking, second album cuisiné à la mode des 60’s et une nouvelle fois saupoudré de folie yé-yé. Derechef de cuisine avec The full album, sortie en 2009, mitonné à la mode pop et électro, et sur lequel transparait notamment l’explosive patte de John Spencer. « Où vont les c(alec)ons quand ils sont morts ? » Dans la boîte à chiffons, bien sûr. Quand Bikini sera usé, il pourra toujours s’enorgueillir à l’écoute de ces magnifiques reprises lui rendant son lustre d’antan. Car c’est certain, nous avons bien à faire ici, à un groupe qu’a le son.