Dengekan

Festival interceltique de l'Orient

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Quand le trompettiste breton Gaby Kerdoncuff rencontre le poète et chanteur Wirya Ahmed, Lorient et l’Orient ne sont jamais aussi proches. Saupoudré d’une pincée de celte et d’une délicieuse sauce barde kurde, le concert de Dengekan bientôt donné au festival Interceltique nous met déjà l’eau à la bouche.

On pourrait croire à une histoire de dingues, mais le destin du projet Dengekan est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît. C’est lors d’une tournée dans le Kurdistan Irakien, après la chute du régime de Saddam Hussain, que Gaby Kerdoncuff fait la rencontre de Wirya Ahmed. Élevé à la source du kan ha diskan (une technique de chant breton), on aurait pu croire le disciple d’Erik Marchand à mille lieues du Kurdistan. Et pourtant, les similitudes stupéfiantes entre les danses bretonnes et kurdes lui sautent immédiatement aux yeux. Le poète, écrivain et chanteur kurde Wirya Ahmed est quant à lui une véritable star nationale, et le trompettiste breton ne cessera dès lors de suivre l’étoile qui les mènera tous deux à Dengekan. Souffleur sans frontières, avide de rencontres et de mélanges esthétiques avec les musiques populaires, Gaby Kerdoncuff a déjà écumé l’Orient avec les frères Khoury (Al Wasan) et l’Europe de l’Est avec Fanch Martres (Gipsy Burek Orchestar). Il nous racontera bientôt un nouveau conte des mille et une nuit celtique, comme une douce dérive des continents qui cesseraient soudain d’être étranger l’un à l’autre. À quand une déclaration univercelte ?

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