DJ Zebra

Chevalier sampleur

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Drôle de zèbre de la zique, star du mix, Zidane du bootleg, DJ Zebra ose inviter les Doors et Noir Désir, Katerine et Boney M, Joey Starr et Star Wars autour de sa table de mixage pour des bacchanales dignes de rester gravées dans les anales. On comprend pourquoi… À quarante balais, l’ex bassiste de Billy the Kick et les gamins en folie n’a pas fini de se croire tout permis.

Si l’on vous glisse tout à fait dans le creux de l’oreille qu’Antoine Minne, malgré sa mine resplendissante, est porté sur le bootleg, ne prenez pas l’air étonné. La quarantaine bien portante, DJ Zebra est  en effet passé maître dans l’art de célébrer les mariages impossibles autour de sa table de mixage. Des unions impossibles, parce qu’anachroniques ou, pire, antinomiques. Imaginez la voix de Joey Starr balançant ses météorites sur le vaisseau spatial de Luke Skywalker… Art du collage popularisé par les Belges de Two many DJ’s à l’aube de l’an 2000, le bootleg nécessite donc une bonne dose de culot, mais aussi de culture musicale.   

Et si l’on vous glisse tout à fait dans le creux de l’oreille que pour faire jouer Star wars et Daft punk au Bagad de Carhaix dans un stade de football plein à craquer, c’est que quelque chose ne doit pas tourner rond chez lui, répondez que si, au contraire. Pour DJ Zebra, rien n’est sacré, et tout se crée, pour peu que la drôle d’idée vous traverse l’esprit.

 Star du mix

 Les platines de DJ Zebra, quand celui-ci ne prend pas sa guitare, ne cessent donc de tourner pour inventer de nouveaux collages sonores : Prince contre Gorillaz, Bob Marley contre Soft Cell, Radiohead contre Robert Palmer…

Et si l’on vous dit tout à fait dans le creux de l’oreille qu’avant d’être porté sur le bootleg, le Rennais se promenait partout, un drôle de chapeau au bout arrondi sur le chef, en criant « Mangez moi, mangez moi, mangez moi », esquissez un sourire. Le parcours de DJ Zebra, est il est vrai, hallucinant.