Fortune

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Pierre qui roule n’amasse pas mousse, dites-vous ? Lionel Pierres, lui, roule sa bosse électro et amasse… Fortune ! Avec Pony Pony Run Run, le trio breton semble confirmer un phénomène géologique somme toute assez logique : la célèbre french touch glisse insensiblement mais sûrement de Paris vers l’ouest de la France.

C’est un album imparable qui atterrit sans prévenir sur nos platines un jour de 2010. Staring at the ice melt… Douze titres, autant de forts tubes qui construiraient la fortune de Fortune, c’était écrit. Loin de se regarder dans la glace, le Morlaisien Lionel Pierres avait déjà fait étalage de ses multiples talents avec Abstrakt keal Agram. Conduit de main de maître de cérémonie avec Tepr, le duo hip-hop écrira les pages d’une épopée dont les chaumières se souviennent encore.

 Pierres qui roule

 Plus mélodique, plus disco, Fortune sombrerait-il alors dans la facilité, attiré par les sirènes du succès et du fric facile ? Pas si sûr, tant les trois de Fortune semblent forts en thèmes musicaux en tout genre. Un signe qui ne trompe pas : le sommet de l’iceberg musical a littéralement fondu devant le nouveau phénomène électro. Pas besoin d’être devin, alors pour Pierrick Devin (Phoenix, Alex Gopher, Cassius). Le producteur a sauté à pieds joints et les yeux fermés dans l’aventure. Stéphane Alf Briat (Air, Sébastien Tellier) n’a pas hésité lui non plus à apporter ses talents de mixeur au brillant trio. Bully, Gimme, Highway… Pendant que Pony Pony Run Run harangue des foules avec Hey you, Fortune fait parader les hits et semble confirmer un phénomène géologique somme toute assez logique : la célèbre french touch glisse insensiblement mais sûrement de Paris à l’ouest de la France. Riche d’influences new wave recyclées avec classe, de synthés toujours à la fête et de son subtil cocktail disco, pop, art rock et synthé, Fortune peut (se) regarder (dans) la glace pilée : le rendez-vous avec la gloire est imminent