Montgomery

Lappili Pili

Photo 1 Montgomery

On pouvait penser que depuis 2009 et l’album Stromboli, rien de neuf sous le soleil de Montgomery. C’était sans compter sur les coulées de live régulièrement projetées sur scène par notre volcan rennais préféré. Des éruptions intempestives et sans interruption, qui nous font dire que les lappili sont loin d’être à plat.

En matière de critique musicale, les chroniques des Inrockuptibles sont prises depuis plus de vingt ans comme paroles d’Évangile. Concernant Mongtomery, le moins que l’on puisse dire est que le canard claque furieusement du bec pour ces mecs bien du coin. Déjà en 2007, pour l’irruption du premier album éponyme du groupe rennais, le magazine saluait « un événement dont la pop française pourrait ne pas se remettre. » Rebelote deux ans plus tard à l’occasion du météorythme Stromboli, il est vrai véritable pépite de rock volcanique : « Animal collective a désormais un concurrent. Grandaddy a une succession. Radiohead a des petits copains. Le souffle d’Arcade fire se fait dépasser par une tornade. » Sans aller jusqu’à se déguiser en thuriféraire qui fait rire, avouons que le groupe rennais à l’art de déchainer les éléments, de jongler avec le doux et le dur, le feu et la glace, le chaud et le froid.

 Bien sous tous les cratères

 Si Montgomery opte pour le chant en français, c’est pour mieux donner le change à la gent britannique. Et s’il joue sur l’apparente évidence de mélodies pop, c’est pour mieux nous aspirer dans ses gouffres en trompe l’oreille annonçant les riffs de guitare tellurique. Enfants de Nirvana et de Kurt Cobain, les Rennais nous aspirent dans un cratère de créativité bien sous tous les critères. Qu’il s’agisse de ses coulées de live ou de ses galettes de rock volcanique, le groupe hétérogène a toujours de l’énergie dans les lappili. Il nous le démontre d’ailleurs régulièrement lors de son ciné-concert Mad Max, en nous invitant à faire le plein des sens.