Rafale

Des electro choc en rafale

Photo 1 Rafale

Tout le monde raffole de leur musique aux deux visages : des rythmes dignes des dancefloors les plus réputés et des riffs radicaux à faire pâlir les rockers les plus purs. Une exquise frénésie schizophrénique, nous faisant dire qu’entre la belle et le beat, difficile de choisir.

Julien Henry et Marc Aumont le pensent sincèrement : la belle Yelle leur a porté bonheur en les honorant de sa présence un jour de fête de la musique à Saint-Brieuc. Si cela est vrai, l’amulette les a, il est vrai, protégés du mauvais sort jusqu’à ce jour. Pour refaire rapidement l’histoire de Rafale, disons que le duo est aussi dual que sa musique. D’un côté, une électro club redoutablement efficace. De l’autre, des riffs massifs et radicaux balancés comme autant de frappes chirurgicales. Exquise frénésie frénétique qui nous fait dire qu’entre la belle et le beat, pas facile de choisir…

 La belle et le beat

 Quand certains les comparent à Vitalic, eux se souviennent que la musique de leurs débuts, il y a quatre ou cinq ans, sonnait Daft Punk et Digitalism. Chemin faisant, Rafale a su surprendre tout le monde en prenant la route à contre sens. « Certains groupes font du rock dansant. Nous, on inverse. On démarre sur des rythmes très club, dansants, aux machines, pour aller vers quelque chose de plus rock avec la basse ou la batterie. » Plutôt que d’imposture, parlons de la bonne posture adoptée par le duo briochin. Tout le monde raffole désormais de Rafale, qui le lui rend bien en enchaînant les scènes. Un conseil à l’adresse de ceux qui n’auraient pas encore été témoins de l’une de leur légendaire prise d’assaut, et alors qu’on annonce l’imminente sortie de leur 1er album : ne refilez votre place pour un concert de Rafale sous aucun prétexte, cela pourrait vous porter malheur.