Tri Yann
Tri Yann...de Bretagne!
À force de chanter en chœur et de danser en rond sur la Jument de Michao aux quatre coins de l’hexagone, on en oublierait presque que Tri Yann est un groupe breton. Avec une santé en béton, puisqu’écumant les scènes sans défaillir depuis près de 40 ans. Mais si les « Trois Jean » entrent en quarantaine, l’épidémie, elle, ne fait sans doute que commencer.
La Bretagne n’a pas attendu les nouvelles technologies et les téléphones 3G pour innover et inventer la musique 3J. C’était entre la Noël et le jour de l’an 1970, à Nantes, siège historique de la région et du château de la reine Anne de Bretagne : s’engouffrant dans la brèche du renouveau musical ouverte par Alan Stivell, Jean-Louis Jossic, Jean Chocun et Jean-Paul Corbineau créaient Tri Yann.
La Bretagne a son téléphone 3J
Les « 3 Jean » ne le savaient sans doute pas encore, mais ils venaient de signer un pacte de son qui dure encore quarante ans plus tard. Auteur et interprète de ses propres compositions, c’est surtout comme ambassadeur de la tradition que Tri Yann a gagné ses galons : La Jument de Michao et son loup, son renard et sa belette… Sans oublier Les filles des Forges et, bien sûr, ces maudites Prisons de Nantes.
Quarante ans de scène. Vingt albums. Le compte est bon, et le chiffre aussi rond que le fameux chapeau breton. Les secrets de la longévité ?
D’abord le plaisir jamais démenti de jouer en concert devant un public depuis belle lurette acquis à sa cause – au fait, joyeux anniverscène !
Enfin, un triangle infernal composé des indéfectibles Jean-Louis, Jean, et Jean-Paul, régulièrement rajeuni par le sang frais de jeunes musiciens avides de faire le show sur La jument de Michao – au fait, joyeux tri yanniversaire !




