Yann Fanch Kemener

La glorieuse histoire de Fanch

Photo 1 Yann Fanch Kemener

Si l’on devait brosser une petite histoire de Yann-Fanch Kemener ? Ce serait celle d’un barde combattant prêt à tout pour porter au plus haut les couleurs de la Bretagne. Et faire en sorte que la musique de cette région soit reconnue comme un style musical à part entière aux quatre vents du globe.

Le rock’n’roll, le free jazz, la new wave, la bossa nova, le punk rock, le kan ha… disco ? Style musical profondément enraciné dans le grand paysage sonore de la musique bretonne, le kan ha diskan, ou jeu de chant et contre chant, doit beaucoup à Yann-Fanch Kemener. Chanteur traditionnel doublé d’un ethnomusicologue, le Costarmoricain est en effet, avec son comparse Érik Marchand, l’un des acteurs principaux du renouveau du genre, dans les années 70 et 80. La reconnaissance sera d’ailleurs précoce, puisque le natif de Sainte-Tréphine recevra dès 1977 le « Kan ar Bobl », prix récompensant les acteurs de la conservation et de la transmission du patrimoine. Un tremplin vers la gloire, aussi, pour nombre d’artistes d’Armorique.    

 Palme d’or au festival de kan

 Reconnaissable à sa gestuelle si typique - cette fameuse main collée à l’oreille, comme si le chanteur guettait l’écho de sa voix -, le kan ha diskan, cela ne se discute pas, doit donc beaucoup à ces Croisés de la tradition bretonne. Dont le chevalier Yann Fanch Kemener, chanteur à la voix au timbre si particulier. Une voix entendue au sein du groupe Barzaz, mais aussi à l’occasion de collaborations avec Dan Ar Braz, Didier Squiban, Aldo Ripoche, ou dans la nuit étoilée d’un festou-noz de légende. Décoré de l’Ordre de l’Hermine le 26 novembre 2009, Yann Fanch Kemener recevrait également la palme d’or si le festival de Kan existait. Quand au kan ha disco, il ne faudrait peut-être pas pousser quand même !