Yelle

Plus Yelle la vie

Photo 1 Yelle Photo 2 Yelle

Repérée par les internautes sur la toile, un beau jour de 2005, Yelle n’a depuis jamais cessé de croquer la vie par tous les bouts. Une étoile est donc née sur le net, et comme Safari disco club, son deuxième album d’electro poptimiste semble nous le suggérer : la jeune briochine n’a pas fini de briller.

Yelle, pour You enjoy life. Un acronyme de moins en moins anonyme pour les amoureux de musiques actuelles. Révélée en 2005 sur la toile, la jeune femme phénomène n’a en effet pas perdu de temps pour faire parler d’elle. Entourée de GrandMarnier et Tepr, deux dj’s chevaliers samplers et sans reproches, Julie Budet a fait mouche dès le premier coup d’essai. La recette du succès ? Des paroles en français, un enthousiasme naïf et spontané, une électro pop efficace et une énergie scénique intarissable… Géniale ingénue, la Bretonne fluo évoque autant une pop à la Lio que les ritournelles synthétiques d’un Jacno ou d’un Alain Chamfort. Des machines, oui, mais le machisme, lui, n’est pas son fort.

 Je tue il… Yelle

 Déjà, en 2005, le titre Je veux te voir envoyait un avertissement sans frais aux rappeurs mysogines de TTC. Reprise de luxe sur son premier album Pop up, À cause des garçons annonçait elle aussi la couleur. Sur Safari disco club, second opus sorti en 2011, la gazelle Yelle continue de chasser la morosité sans se soucier du lendemain. Fraiche émoulue dans sa combinaison léopard moulante, la Costarmoricaine risque de voir sa cote d’amour monter d’un cran, et nul ne s’en plaindra. Teenager presque trentenaire, Yelle et ses deux acolytes continuent néanmoins de revendiquer leur âme d’adolescent, ainsi qu’une féminité féline fondant sur sa proie en un battement d’aile. Mais à l’image des paroles à double sens d’Unillusion ou de S’éteint le soleil, notre Lady Bigoude serait-elle aussi dupe que cela ? Sous les ailes du plaisir, la Yelle du désir ?