Baxter Dury

Velouté Pop à volonté

Photo 1 Baxter Dury

Inutile de chercher à séparer le bon grain de l’ivraie. Chez Dury, tout est bon, et l’ivresse musicale toujours au rendez-vous. En résumé, plus il y a Dury, plus on est fou.

« Sex, drug & rock’n’roll ! » Pas facile de marcher sur les traces d’un papa coupable d’avoir lancé sur scène le plus célèbre des slogans païens ? Pas simple en effet, pour Baxter, le fils de Ian. Révélé sur le tard, le fiston attendra même le corbillard et la mise en bière de son père pour jouer ses premiers accords. De cet « effrayant héritage », selon ses propres termes, le jeune Baxter se souvient avoir posé à l’âge de 6 ans devant un magasin de lingerie fine pour la pochette d’un album du paternel (New Boot’s and Panties). Avoir pioché à peu près à la même époque dans la poudre Dury. Une vie pas piquée des hannetons, donc, mais dans une famille honnissant les Beatles. Élevé au jazz, à la soul et à la funk, le « son of » fait plutôt dans le psyché-pop, à l’image de ces trois albums commis entre 2002 et 2011. Le dernier en date, Happy soup, nous offre son velouté pop à volonté, quelque part entre les Go-Betweens et la poésie des plus grands songwritters anglais. Comme quoi, c’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe.