Portishead

Trip-hop…timisme

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Si l’on qualifie parfois certaines reformations de massives arnaques, le retour de Portishead sur le devant de la scène ne devrait pas décevoir les fans des inventeurs du trip-hop. De quoi être résolument optimistes.

Bristol… Là où tout commença, à l’aube des années 90. Quand Geoff Barrow, un échappé de Massive Attack, croisa l’enfer avec la vénéneuse diva Beth Gibbons. Portishead était né, et avec le trio le début de l’épopée trip-hop. Pour définir le style musical, on ne dira pas forcément de lui qu’il est le genre idéal. Avec Portishead, en effet, la soul music descend dans les caves obscures, et les beats lourds caractéristiques du groupe rappellent que nous nous trouvons à l’époque dans une Angleterre post-thatchérienne exsangue, dépressive et désertée par le rêve. Auteur de trois albums et d’un mémorable live symphonique new-yorkais, Portishead nous rendit donc visite dans la chaleur de l’été, au festival des Vieilles Charrues en 2012.« It ‘s a fire… ». Un feu d’artifice d’émotions, ça, c’est certain.