Interview de Juveniles

Juveniles soigne son acmé!

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Alors que We are Young, hymne new-wave aux accents crooners, est déjà couronné des lauriers de la reconnaissance critique, les Rennais de Juveniles s’apprêtent à passer l’examen fatidique d’un célèbre festival local. Passe tes TransMusicales d’abord, un joli mot d’ordre en attendant que le premier album n’atterrisse dans les bacs…

Jean-Sylvain (chanteur multi instrumentiste, ndlr), comment faut-il prononcer Juveniles, et pourquoi cette référence à la jeunesse ?

 Tu peux le prononcer comme tu l’entends, à l’anglaise ou à la française. Il n’y a pas de règle en fait. Nous avons choisi ce nom pour avoir une totale transparence dans la façon dont nous voient les gens. Parce que la jeunesse est le thème principal de nos compositions, aussi. Enfin, le fait que les gens aient peur de se tromper dans la prononciation, le fait aussi que cette question soit toujours la première posée par les journalistes nous montre qu’on a bien fait !

Peux-tu me refaire l’histoire, courte mais fulgurante, du groupe ?

 Juveniles est composé de deux transfuges des Russian Sextoys et de moi-même. Je suis toujours par ailleurs membre des Wankin’Noodles. Pierre et moi, nous avons habité ensemble, et l’on s’est très bien entendu musicalement. Thibault ne voulait quant à lui pas rester sur la fin des Russian Sextoys. En fait, tout s’est fait naturellement. Les critiques nous classent régulièrement dans la catégorie new-wave. C’est vrai qu’on aime bien les vieux instruments, comme les synthés analogiques, mais nous faisons de la pop avant tout.

La musique ne va-t-elle pas trop vite ?

 C’est vrai que tout s’est fait d’une manière très speed. Le groupe est né au printemps 2011, puis nous avons très rapidement mis nos démos en ligne. L’engouement de nos proches a été immédiat, tout comme celui du label Kitsuné, qui a été très réactif. Nous avons sorti notre E.P chez eux, puis tout s’est enchaîné : les éloges des Inrockuptibles, de Magic, la sélection dans le Coming next de Canal plus pendant une semaine. En fait, je pense surtout que nous sommes tombés au bon moment.

Et voilà l’examen des Transmusicales…

 Carrément ! Nous avons eu la chance et le plaisir que le programmateur Jean-Louis Brossard nous soutienne dès le début. Il a été l’une de nos premières oreilles. Côté préparation des TransMusicales, nous avons pu enchaîner pas mal de concerts en novembre, au Chabada à Angers, au Stéréolux à Nantes ou au Normandy à Saint-Lô. Tout s’est super bien passé.

Tu as 24 ans, et déjà trois passages aux TransMusicales !

 Exact, j’ai déjà vécu ça avec les Wankin’Noodles. Il y a eu un concert au 4Bis, mais surtout, notre passage dans le Hall 9, après le DJ set des Popopopops et avant Modul Club. Nous avons joué avec tous nos potes en fait ! Je pense que la plus grande réussite de Jean-Louis Brossard est celle-là : avoir réussi à fédérer une scène rennaise de groupes de tous âges et de tous horizons musicaux. Nous formons une grande famille, y compris avec les techniciens rennais. Rennes est un microcosme, avec une vraie solidarité. Ce sont les potes de Caen comme Concrete knives qui sont jaloux. Là-bas, ils ont la qualité, mais pas l’ambiance !

Quelle est la suite du programme ?

Côté album, il faudra au moins attendre 2013. Côté scène, nous jouons par exemple en 1ère partie de Yelle, à L’Alhambra, le 13 décembre. Avec les Wankin’Noodles, nous achevons actuellement le mixage de notre 1er album, dont la sortie est prévue en mars 2012. Pour conclure sur la scène rennaise, je pense que maintenant, il reste à confirmer. Je pense que les mieux placés pour y parvenir sont incontestablement nos potes de Manceau.

Ta play-list pour les TransMusicales ?

Sans hésiter l’electro du Londonien Breton ; les Norvégiens de Kakkmaddafakka, même si on m’a dit qu’ils étaient nuls sur scène. Surtout, sans hésiter, TEED, c’est-à-dire Totally Enormous Extinction Dinosaur. Ça, ça va être énorme !  

 Propos recueillis par Jean-Baptiste Gandon

Retrouvez Juveniles en concert au Festival Rencontres Trans Musicales de Rennes - vendredi 02 décembre - à l'Ubu